Sujet blanc DELF B1 n°43 — plateforme indépendante

Compréhension de l'oral

🔊 Document audio

Écoutez l'extrait d'une interview radio avec une psychologue spécialisée dans les troubles du sommeil. Elle répond aux questions d'un journaliste sur les causes des insomnies chez les jeunes adultes. Journaliste : Quelles sont les principales causes des insomnies chez les jeunes adultes aujourd’hui, docteur ? Psychologue : Eh bien, il y a plusieurs facteurs. D’abord, l’hyperconnexion aux écrans est un problème majeur. Les jeunes passent beaucoup de temps sur leur téléphone ou leur ordinateur avant de dormir, et la lumière bleue perturbe la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Ensuite, le stress lié aux études ou à l’insertion professionnelle joue un rôle important. Beaucoup d’entre eux ont l’impression d’être constamment en retard ou de ne pas être à la hauteur. Enfin, la consommation de café ou d’énergie drinks, surtout en fin de journée, est très répandue et retarde l’endormissement. Il y a aussi les changements dans les rythmes de vie, comme les horaires décalés de travail ou les sorties tardives le week-end, qui créent des décalages dans le cycle du sommeil. Mais attention, chaque cas est différent et il faut souvent une analyse personnalisée pour comprendre la source réelle du problème.

Transcription (mode entraînement)

Selon la psychologue, quel est le premier facteur qui perturbe le sommeil des jeunes adultes ?

Comment la lumière bleue des écrans agit-elle sur le sommeil ?

Pourquoi le stress est-il mentionné comme une cause d’insomnie ?

🔊 Document audio

Journaliste : Bonjour à tous, aujourd’hui nous recevons Sophie Martin, auteure d’un nouveau roman intitulé *Les Ombres de Printemps*. Sophie, votre livre aborde un thème assez poignant : la reconstruction après un deuil. Pouvez-vous nous en dire plus ? Sophie Martin : Merci de m’accueillir. Oui, effectivement, mon roman suit le parcours de Clara, une femme qui perd son mari dans un accident. Le récit montre comment elle parvient à reconstruire sa vie, petit à petit, malgré le chagrin. Ce qui m’a intéressée, c’est de montrer que la reconstruction n’est pas linéaire : il y a des rechutes, des moments de doute, mais aussi des étincelles de joie. Journaliste : Et pourquoi avoir choisi ce titre, *Les Ombres de Printemps* ? Sophie Martin : Le printemps symbolise le renouveau, mais aussi les ombres qui persistent. Clara découvre que même dans les moments les plus sombres, la vie continue, comme les bourgeons qui pointent sous la neige. C’est une métaphore de la résilience. Journaliste : Un dernier mot pour nos auditeurs qui pourraient être en deuil ou accompagner un proche dans cette épreuve ? Sophie Martin : Je leur dirais de ne pas hésiter à demander de l’aide, à parler, à s’entourer. La reconstruction prend du temps, et c’est normal de ne pas aller bien tous les jours. L’important, c’est de garder espoir, même si c’est difficile.

Transcription (mode entraînement)

Quel est le thème principal du roman de Sophie Martin ?

Que symbolise le titre *Les Ombres de Printemps* selon Sophie Martin ?

Que conseille Sophie Martin aux personnes en deuil ou accompagnant un proche ?

Compréhension des écrits

Chère lectrice, cher lecteur, Vous avez sans doute remarqué que les grandes villes françaises multiplient les pistes cyclables ces dernières années. Pourtant, une étude récente de l’INSEE révèle que seulement 12 % des trajets urbains se font à vélo, contre 50 % en Allemagne ou aux Pays-Bas. Pourquoi un tel écart ? D’abord, notre climat est souvent cité comme un frein : la pluie, le vent ou les températures hivernales découragent les cyclistes occasionnels. Ensuite, les infrastructures manquent de cohérence : les pistes cyclables s’arrêtent brutalement, et les automobilistes les perçoivent parfois comme des obstacles. Enfin, la culture du vélo reste peu ancrée, malgré les efforts des municipalités pour promouvoir ce mode de transport. Pourtant, des solutions existent. Certaines villes, comme Strasbourg ou Grenoble, montrent que l’on peut inverser la tendance en combinant pistes sécurisées, stations de vélos en libre-service et campagnes de sensibilisation. À vous de jouer : et si vous tentiez l’aventure du vélo pour vos trajets quotidiens ? Bien cordialement, Élodie Martin Journaliste spécialisée en mobilité durable.

Quel pourcentage des trajets urbains en France s’effectue à vélo selon l’étude de l’INSEE ?

Quels sont les principaux freins au développement du vélo en ville, selon l’auteure ?

Quelles villes sont citées en exemple pour leur politique favorable au vélo ?

Chers parents, Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement d’un nouveau projet éducatif au collège Jean-Moulin pour l’année scolaire 2023-2024 : le programme « Éco-Citoyens en action ». Ce projet vise à sensibiliser les élèves aux enjeux environnementaux tout en développant leur esprit d’initiative. Concrètement, les élèves participeront à des ateliers pratiques (réduction des déchets, jardinage urbain) et organiseront des campagnes de sensibilisation dans leur quartier. Un partenariat avec la mairie permettra d’offrir des subventions pour des projets concrets, comme l’installation de poubelles de tri ou la création de jardins partagés. Les familles sont encouragées à soutenir leurs enfants en participant, par exemple, aux journées de bénévolat organisées chaque trimestre. Pour plus d’informations, consultez le site du collège ou contactez Mme Lambert, la responsable du projet. Cordialement, L’équipe de direction du collège Jean-Moulin

Quel est l’objectif principal du programme « Éco-Citoyens en action » ?

Comment les familles peuvent-elles participer au projet ?

Quel type de soutien concret le programme offre-t-il aux élèves pour leurs projets ?

Production écrite

Un nouveau parc d'attractions est en construction près de votre ville natale. Certains habitants sont contre ce projet, car ils ont peur que cela ne détruise les paysages naturels de la région. En revanche, d'autres pensent que cela apportera des emplois et des bénéfices économiques. Écrivez un essai pour exprimer votre opinion sur ce sujet et justifiez votre prise de position.

160 mots minimum

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Je pense que la construction d'un parc d'attractions près de ma ville natale est une bonne idée. D'une part, cela créera de nombreux emplois pour les jeunes et les adultes, ce qui est très important pour notre région qui connaît un taux de chômage élevé. D'autre part, le parc d'attractions attirera des touristes de toute la France et même de l'étranger, ce qui générera des revenus pour les commerçants et les hôtels locaux. Cependant, il est important de prendre des mesures pour préserver les paysages naturels de la région. Par exemple, les architectes pourraient concevoir des attractions qui s'intègrent harmonieusement dans le paysage. En conclusion, je suis pour la construction du parc d'attractions, car je pense que les avantages économiques l'emportent sur les inconvénients environnementaux, à condition de prendre des précautions pour protéger la nature.

Auto-évaluation avec la grille officielle. Ce n'est pas une note officielle.

Production orale

Vous allez participer à un débat dans votre centre de langues. Vous devez défendre votre point de vue à partir du document suivant, en vous exprimant clairement et en justifiant vos arguments. Vous disposez de 10 minutes de préparation. Document déclencheur : « Les réseaux sociaux sont devenus incontournables dans la vie des jeunes. Pourtant, de nombreux psychologues alertent sur les effets négatifs : stress, comparaison permanente, perte de concentration, et même dépression. Certains pays envisagent même d’interdire ces plateformes aux mineurs de moins de 16 ans. » À l’oral : 1. Présentez brièvement le document (en 15-20 secondes). 2. Exprimez votre opinion sur la question : faut-il limiter l’accès des jeunes aux réseaux sociaux ? 3. Défendez votre point de vue avec des arguments et des exemples. 4. Répondez à une question de l’examinateur (par exemple : « Pensez-vous que les parents doivent surveiller davantage l’utilisation des réseaux sociaux par leurs enfants ? »). « Les réseaux sociaux sont devenus incontournables dans la vie des jeunes. Pourtant, de nombreux psychologues alertent sur les effets négatifs : stress, comparaison permanente, perte de concentration, et même dépression. Certains pays envisagent même d’interdire ces plateformes aux mineurs de moins de 16 ans. »

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Le document parle des risques liés aux réseaux sociaux pour les jeunes, comme le stress ou la comparaison sociale, et mentionne même des projets d'interdiction pour les moins de 16 ans. À mon avis, limiter l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes est une bonne idée, car leurs effets négatifs dépassent leurs avantages. Santé mentale Les études montrent que les jeunes exposés aux réseaux sociaux ont plus de risques de développer de l'anxiété ou une mauvaise image d'eux-mêmes à cause des comparaisons avec les autres. Par exemple, des influenceurs ou des amis postent des photos retouchées ou de fausses réussites, ce qui peut donner un sentiment d'échec aux adolescents. Temps perdu Beaucoup de jeunes passent plusieurs heures par jour sur ces plateformes, ce qui nuit à leurs résultats scolaires ou à leurs activités physiques. Un rapport de 2023 indique que 40 % des adolescents français avouent négliger leurs devoirs pour rester connectés. Protection des données Les réseaux sociaux collectent des données personnelles des mineurs, ce qui pose des questions éthiques et juridiques. Par exemple, des applications comme TikTok ont déjà été accusées de ne pas protéger suffisamment la vie privée des jeunes utilisateurs. Les réseaux sociaux permettent de rester en contact avec ses amis. Certes, mais les interactions en ligne ne remplacent pas les relations réelles. Une étude de l'INSEE montre que les jeunes qui passent trop de temps en ligne ont moins d'amis proches dans la vie quotidienne. Ils sont utiles pour l'information et l'éducation. Les jeunes peuvent trouver des informations utiles, mais la désinformation y est aussi très répandue. Par exemple, des théories complotistes circulent facilement sur ces plateformes. Pensez-vous que les parents doivent surveiller davantage l’utilisation des réseaux sociaux par leurs enfants ? Oui, absolument. Les parents ont un rôle important à jouer pour encadrer l'utilisation des écrans. Par exemple, ils pourraient fixer des horaires d'utilisation ou discuter avec leurs enfants des contenus qu'ils consultent. Cependant, il faut aussi éduquer les jeunes à un usage responsable plutôt que de tout interdire, car cela risquerait de créer des frustrations. En conclusion, je pense que limiter l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs est une solution nécessaire, mais elle doit s'accompagner d'une éducation aux médias pour apprendre aux jeunes à les utiliser de manière critique. Les réseaux sociaux ont des avantages, mais leurs risques pour la santé mentale et le développement des jeunes justifient des mesures strictes, comme l'interdiction pour les moins de 16 ans dans certains pays.

Auto-évaluation avec la grille officielle. Ce n'est pas une note officielle.