Sujet blanc DELF B2 n°22 — plateforme indépendante

Compréhension de l'oral

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Animateur : Bonjour à tous et bienvenue dans notre émission « Débats du Soir ». Aujourd’hui, nous abordons un sujet qui divise : faut-il interdire totalement les publicités pour les produits alimentaires transformés à destination des enfants ? Pour en discuter, nous recevons deux invités : le pédiatre Dr. Laurent Morel, qui défend une position radicale, et la sociologue Marie Dubois, qui adopte une approche plus nuancée. Dr. Morel, vous proposez l’interdiction pure et simple de ces publicités. Pourquoi selon vous est-ce la seule solution ? Dr. Morel : Écoutez, les chiffres sont accablants. En France, près de 18% des enfants sont en surpoids ou obèses, et les études montrent que l’exposition répétée à ces publicités influence directement leurs choix alimentaires. Quand un enfant voit 10 fois par jour une pub pour des céréales sucrées, il finit par les réclamer. Et ces produits sont souvent riches en graisses saturées, en sucres et en sel. L’industrie alimentaire, elle, dépense des millions pour cibler les enfants, car elle sait pertinemment que leurs demandes pèsent sur les décisions d’achat des parents. Interdire ces publicités, c’est protéger la santé des enfants, point. Animateur : Madame Dubois, vous n’êtes pas d’accord avec cette vision. Pourquoi ? Marie Dubois : Parce que la solution n’est pas aussi simple, monsieur Morel. Interdire, c’est une mesure punitive qui ne résout pas le problème de fond : l’accès inégal à une alimentation saine. Vous savez, dans les quartiers défavorisés, les enfants sont aussi exposés à d’autres publicités, pour des fast-foods ou des snacks, mais aussi à un manque criant d’espaces verts, de cantines scolaires de qualité… Bref, l’interdiction des pubs ne changera rien si on ne s’attaque pas aux inégalités sociales. Et puis, soyons honnêtes : les enfants sont déjà exposés à des milliers de messages marketing chaque jour, via les réseaux sociaux, les influenceurs… Une interdiction partielle ne suffira pas. Animateur : Dr. Morel, vous parlez de « protection ». Mais certains estiment que c’est une atteinte à la liberté des parents de choisir ce qu’ils donnent à manger à leurs enfants. Dr. Morel : La liberté des parents ? Justement, ces publicités manipulent les enfants, et donc indirectement les parents. Quand un enfant insiste pendant des semaines pour avoir une marque de biscuits, le parent finit par céder, par fatigue ou par manque de temps. C’est une pression commerciale insupportable. Et puis, rappelons que l’État a déjà le droit d’interdire la publicité pour le tabac ou l’alcool, car ces produits sont nocifs. Pourquoi les produits alimentaires transformés, qui tuent aussi à long terme, seraient-ils différents ? Marie Dubois : Mais là, vous faites un raccourci dangereux ! Le tabac et l’alcool sont des produits addictifs dont la consommation est interdite aux mineurs. Les produits alimentaires transformés, eux, sont accessibles à tous, et leur interdiction en publicité ne réglerait en rien l’obésité, car le problème est multiforme. Il faut éduquer, pas censurer. Regardez le Royaume-Uni : ils ont interdit la pub pour les produits malsains avant 21h, et les résultats sont mitigés. Les enfants continuent d’être obèses. La solution, c’est l’éducation alimentaire dès l’école, des étiquettes plus claires, et des politiques publiques qui rendent les aliments sains accessibles à tous. Animateur : Merci à nos deux invités pour cet échange passionnant. On se retrouve demain pour un nouveau débat.

Transcription (mode entraînement)

Quel est l’argument principal avancé par le Dr. Morel pour justifier l’interdiction totale des publicités pour les produits alimentaires transformés ?

Pourquoi Marie Dubois rejette-t-elle l’idée d’une interdiction totale des publicités, selon ses propos ?

Quel parallèle le Dr. Morel établit-il entre les produits alimentaires transformés et le tabac ou l’alcool ?

🔊 Document audio

Voici la transcription d'une émission radio intitulée 'Le vélo urbain : une solution durable ?' où deux invités débattent : Clara Martin, urbaniste spécialiste des mobilités douces, et Thomas Leroy, représentant d'une fédération de cyclistes. Clara : 'Passer de 5 à 20 % de trajets à vélo en ville d'ici 2030 est tout à fait réalisable. Les villes comme Copenhague ou Amsterdam l'ont prouvé : il suffit de créer des pistes cyclables sécurisées et continues, d'investir dans des parkings dédiés et de généraliser les zones piétonnes. À Paris, la baisse de 20 % des accidents de vélo depuis 2019 montre que ces mesures portent leurs fruits. Mais il faut aller plus loin : subventionner l'achat de vélos électriques pour les ménages modestes, comme le fait Lyon avec son bonus de 500 euros. Thomas : 'Je suis d'accord sur le fond, mais attention à ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Avant de subventionner les vélos, il faut d'abord sécuriser les infrastructures. À Marseille, où les pistes cyclables sont encore trop rares et mal reliées, les cyclistes prennent des risques inutiles. Et puis, il ne faut pas négliger les transports en commun : un réseau efficace réduit le besoin de voiture. Clara : 'Justement, les transports en commun ne doivent pas être une solution unique. À Berlin, 40 % des trajets sont effectués à vélo grâce à une politique globale : parkings sécurisés en gare, tarifs réduits pour les abonnés, et surtout, une culture du vélo ancrée depuis des décennies. Il faut combiner les deux ! Thomas : 'Oui, mais Berlin a une tradition cyclable que Paris ou Lyon n'ont pas. La France a un retard à rattraper, et il faut des mesures incitatives immédiates pour les automobilistes : péages urbains, réduction des places de parking... Clara : 'Vous parlez de mesures coercitives ? C'est contre-productif ! On sait que les villes où la voiture a été limitée progressivement, comme Oslo, ont vu leur trafic automobile diminuer naturellement. Il faut éduquer et faciliter, pas interdire. La liberté de choix doit rester.'

Transcription (mode entraînement)

Quel argument Clara utilise-t-elle pour justifier la faisabilité d'augmenter la part du vélo en ville ?

Pourquoi Thomas Leroy critique-t-il les subventions pour l'achat de vélos électriques ?

Quel exemple Clara utilise-t-elle pour illustrer l'importance d'une politique globale incluant le vélo ?

Compréhension des écrits

L'impact de la technologie sur l'environnement est un sujet de débat houleux. Certains affirment que les progrès technologiques sont la principale cause de la dégradation de notre planète, tandis que d'autres soutiennent que la technologie peut être un outil précieux pour réduire notre empreinte écologique. En effet, les énergies renouvelables, comme l'énergie solaire et éolienne, sont des alternatives aux énergies fossiles qui contribuent à réchauffer la planète. Cependant, la production de ces technologies nécessite des ressources naturelles, ce qui peut avoir des conséquences négatives sur l'environnement. Par conséquent, il est essentiel de trouver un équilibre entre le progrès technologique et la protection de l'environnement.

Quel est l'argument principal des partisans de la technologie pour réduire l'empreinte écologique ?

Quel est l'inconvénient de la production des technologies renouvelables ?

Quel est le but final de l'auteur ?

L'impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes marins est de plus en plus préoccupant. Les scientifiques estiment que la température de la planète pourrait augmenter de 2 à 5 degrés d'ici la fin du siècle, ce qui aurait des conséquences catastrophiques sur la biodiversité marine. Les coraux, en particulier, sont extrêmement sensibles aux changements de température et de pH, ce qui pourrait entraîner leur disparition. Par ailleurs, la fonte des glaciers et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes côtiers et les îles basses. Il est donc essentiel de prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et préserver les écosystèmes marins.

Quel est l'impact principal du réchauffement climatique sur les coraux selon le texte ?

Quel est le facteur qui menace les écosystèmes côtiers et les îles basses selon le texte ?

Quelle est la mesure principale proposée pour préserver les écosystèmes marins selon le texte ?

Production écrite

Vous avez lu un article sur les bienfaits de l'agriculture urbaine dans les villes françaises. L'auteur affirme que cette pratique non seulement permet de produire des fruits et légumes frais, mais également de créer des emplois et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, certains critiques estiment que l'agriculture urbaine pourrait entraîner une augmentation des coûts immobiliers et une gentrification des quartiers concernés. Écrivez une lettre au maire de votre ville pour exprimer votre opinion sur cette question, en tenant compte des avantages et des inconvénients potentiels. Vous pouvez utiliser des exemples personnels ou des faits pour étayer vos arguments.

250 mots minimum

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Monsieur le Maire, je me permets de vous écrire pour exprimer mon opinion sur l'agriculture urbaine dans notre ville. Après avoir lu l'article sur les bienfaits de cette pratique, je suis convaincu que nous devons encourager son développement, mais de manière responsable. En effet, l'agriculture urbaine peut non seulement fournir des produits frais et locaux, mais également créer des emplois et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cependant, je partage les inquiétudes des critiques qui estiment que cela pourrait entraîner une augmentation des coûts immobiliers et une gentrification des quartiers concernés. Pour éviter ces conséquences négatives, je propose que nous mettions en place des mesures pour protéger les habitants et les petits propriétaires. Par exemple, nous pourrions instaurer des quotas pour les exploitants agricoles urbains, afin de garantir que les bénéfices de cette pratique soient partagés équitablement entre tous. De plus, nous devons veiller à ce que les projets d'agriculture urbaine soient intégrés de manière harmonieuse dans le tissu urbain existant, en respectant les caractéristiques et les besoins des différents quartiers. En conclusion, je suis favorable à l'agriculture urbaine dans notre ville, mais je pense qu'il est essentiel de prendre en compte les risques potentiels et de mettre en place des mesures pour les atténuer. Je vous remercie de l'attention que vous porterez à cette question et je suis à votre disposition pour discuter de ce sujet plus en détail.

Auto-évaluation avec la grille officielle. Ce n'est pas une note officielle.

Production orale

Vous allez participer à un débat organisé par votre université sur le thème suivant : « Faut-il interdire les stages non rémunérés pour les étudiants en France ? » Voici un extrait d’un article récent qui servira de point de départ à la discussion : > *En France, environ 60 % des étudiants effectuent au moins un stage au cours de leurs études. Pourtant, seulement 40 % de ces stages sont rémunérés, contre 80 % en Allemagne. Les défenseurs des stages non rémunérés affirment qu’ils permettent aux étudiants d’acquérir une première expérience professionnelle et de se constituer un réseau. À l’inverse, leurs détracteurs soulignent que ces stages exploitent souvent des jeunes en échange de tâches répétitives, sans garantie d’embauche. Le gouvernement a récemment annoncé une réforme visant à rendre obligatoire la rémunération des stages de plus de deux mois, mais cette mesure divise : certains y voient une avancée sociale, d’autres craignent qu’elle ne rende les stages inaccessibles aux petites entreprises.* Votre tâche : Après 30 minutes de préparation, vous présenterez votre point de vue sur cette question en environ 5 minutes, puis vous participerez à un débat avec un ou une examinateur·rice et d’autres candidat·e·s. Vous devrez : - Exposer clairement votre position (pour ou contre l’interdiction des stages non rémunérés). - Justifier votre avis à l’aide d’arguments solides et d’exemples concrets. - Répondre aux objections éventuelles de vos interlocuteurs. Préparez des arguments pour défendre votre position et anticipez les contre-arguments possibles.

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Bonjour à tous, aujourd’hui je vais défendre l’idée que les stages non rémunérés devraient être interdits en France pour plusieurs raisons. Je m’appuie sur des arguments économiques, sociaux et éthiques pour étayer mon propos. Exploitation des étudiants Les stages non rémunérés placent les étudiants dans une situation de précarité financière, surtout pour ceux originaires de milieux modestes. Ils sont souvent contraints d’accepter des tâches peu qualifiantes ou répétitives, ce qui ne correspond pas à l’idée d’une expérience professionnelle formatrice. Par exemple, une enquête de l’INSEE en 2022 a révélé que 30 % des stagiaires non rémunérés devaient financer eux-mêmes leurs déplacements ou leur hébergement, ce qui aggrave les inégalités sociales. Effet pervers sur le marché du travail Les entreprises ont tendance à remplacer des postes permanents par des stagiaires non rémunérés, ce qui fausse la concurrence et dévalorise le travail. Cela crée une spirale où les jeunes diplômés peinent à trouver un emploi stable. En 2021, le secteur de la communication a été pointé du doigt pour son recours massif à des stagiaires non rémunérés, alors que les agences embauchaient très peu de CDI après les stages. Impact sur la motivation et l’apprentissage Un stage non rémunéré peut démotiver les étudiants, surtout s’ils doivent cumuler des heures supplémentaires pour subvenir à leurs besoins. Cela va à l’encontre de l’objectif pédagogique d’un stage, qui est de permettre une immersion professionnelle utile. Une étude de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a montré que les étudiants en stage non rémunéré avaient 20 % de chances en moins de décrocher un emploi dans les 6 mois suivant leur diplôme, comparés à ceux en stage rémunéré. Les stages non rémunérés offrent une expérience professionnelle inestimable, même sans salaire. Certes, l’expérience est importante, mais elle ne justifie pas une exploitation financière. En Allemagne, où les stages sont majoritairement rémunérés, les étudiants développent tout aussi bien leurs compétences professionnelles, comme le montre leur taux d’insertion bien supérieur au nôtre. Les petites entreprises ou associations n’ont pas les moyens de rémunérer les stagiaires. Plutôt que de supprimer purement la rémunération, l’État pourrait subventionner les stages dans les structures à faible budget, comme cela se fait dans certains pays nordiques. Cela permettrait de concilier accès à l’expérience et respect des droits des stagiaires. Interdire les stages non rémunérés réduirait les opportunités pour les étudiants. C’est l’inverse qui se produirait : les entreprises seraient obligées de proposer des stages de qualité, avec un encadrement réel et des missions formatives. Aujourd’hui, beaucoup d’offres de stage non rémunéré sont des cache-misère pour éviter d’embaucher. Pour conclure, interdire les stages non rémunérés serait une avancée majeure pour l’équité sociale et la valorisation du travail des jeunes. Cela inciterait les entreprises à proposer des stages de meilleure qualité, tout en garantissant aux étudiants une autonomie financière essentielle. Merci de votre attention.

Auto-évaluation avec la grille officielle. Ce n'est pas une note officielle.