Sujet blanc DELF B2 n°48 — plateforme indépendante

Compréhension de l'oral

🔊 Document audio

La mondialisation a considérablement modifié les échanges commerciaux mondiaux. Selon certains économistes, cette tendance a permis une augmentation de la production et de la consommation à l'échelle mondiale, mais d'autres estiment que cela a également conduit à une augmentation des inégalités économiques et sociales. Le libre-échange est souvent considéré comme l'un des principaux moteurs de la mondialisation. Cependant, il est important de noter que les règles du commerce international sont complexes et peuvent varier considérablement d'un pays à l'autre. Les accords commerciaux internationaux, tels que l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, visent à établir des règles communes pour les échanges commerciaux, mais leur mise en œuvre peut être difficile. Les pays en développement, en particulier, peuvent avoir du mal à respecter ces règles en raison de leurs capacités institutionnelles limitées.

Quel est l'un des principaux moteurs de la mondialisation selon le document ?

Quel est l'un des défis auxquels les pays en développement sont confrontés dans le contexte des règles du commerce international ?

Quel est l'objectif des accords commerciaux internationaux comme l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ?

🔊 Document audio

Animateur : Aujourd’hui, nous recevons le sociologue Thomas Leroy pour discuter de son dernier essai, *L’Illusion du mérite dans l’entreprise*. Monsieur Leroy, votre livre remet en cause l’idée que le succès professionnel dépend uniquement du mérite individuel. Pouvez-vous nous expliquer comment vous en êtes arrivé à cette conclusion ? Thomas Leroy : Merci pour l’invitation. En étudiant les parcours de centaines de cadres dans des grandes entreprises françaises, j’ai constaté que les critères de promotion reposaient souvent sur des réseaux informels, des affinités personnelles ou encore des codes sociaux implicites, bien plus que sur les compétences techniques. Par exemple, un employé issu d’un milieu modeste a statistiquement moins de chances d’accéder à un poste de direction, même s’il a les mêmes diplômes qu’un candidat issu d’un milieu favorisé. Le mérite est donc un leurre : il est systématiquement filtré par des biais sociaux. Animateur : Vous parlez de biais sociaux. Pouvez-vous nous donner des exemples concrets ? Thomas Leroy : Bien sûr. Prenons le cas des entretiens d’embauche. Les recruteurs, souvent inconscients de leurs préjugés, privilégient les candidats dont le parcours ressemble au leur : mêmes écoles, mêmes quartiers, mêmes centres d’intérêt. Un jeune diplômé d’HEC issu d’un quartier huppé aura plus de chances d’être retenu qu’un autre, tout aussi compétent, issu de Sciences Po mais d’un milieu modeste. Ces biais sont renforcés par des stéréotypes tenaces, comme l’idée que les personnes issues de milieux défavorisés manquent de confiance en elles ou de réseau. Animateur : Certains diront que ces biais sont inévitables, puisque les recruteurs sont des humains. Comment y remédier selon vous ? Thomas Leroy : La solution passe par des mesures structurelles : anonymisation des CV, formation des recruteurs à la diversité, quotas transparents pour certains postes. Mais surtout, il faut changer de paradigme. Le mérite n’est pas une donnée objective : il est construit socialement. Si on veut une société plus juste, il faut reconnaître que l’égalité des chances est un mythe tant que ces mécanismes ne sont pas déconstruits.

Selon Thomas Leroy, quel est le principal obstacle à l’égalité des chances dans les entreprises ?

Que révèle l’exemple des entretiens d’embauche cité par Thomas Leroy ?

Quelle solution Thomas Leroy propose-t-il pour lutter contre ces inégalités ?

Compréhension des écrits

Dans un monde où la transition écologique s’impose comme une urgence, les villes françaises multiplient les initiatives pour réduire leur empreinte carbone. Pourtant, ces efforts se heurtent souvent à des résistances locales, qu’elles soient économiques, culturelles ou politiques. Prenons l’exemple de Lyon, où la mairie a lancé en 2021 un plan ambitieux de piétonnisation du centre-ville. Si les associations écologistes saluent cette mesure comme une avancée majeure, certains commerçants dénoncent une baisse de fréquentation et des pertes financières. Le débat oppose alors deux visions : celle d’une ville durable, où la qualité de vie prime sur les impératifs économiques, et celle d’une ville qui doit préserver son dynamisme économique, même au prix d’un certain laisser-aller environnemental. À Paris, la situation n’est pas différente. La mairie a instauré des zones à faibles émissions (ZFE) pour limiter la circulation des véhicules les plus polluants. Mais ces restrictions ont provoqué la colère des habitants des banlieues, souvent dépendants de leur voiture pour se rendre au travail. Le gouvernement, face à ces tensions, a dû revoir certaines mesures pour concilier transition écologique et justice sociale. Pourtant, des études récentes montrent que les citadins sont de plus en plus prêts à accepter des sacrifices si ceux-ci s’inscrivent dans une logique collective. Par exemple, une enquête de l’ADEME révèle que 62 % des Parisiens seraient favorables à une extension des ZFE, à condition que des alternatives de transport soient proposées. Mais ces alternatives, comme les pistes cyclables ou les transports en commun, peinent à se développer à la hauteur des besoins. Ainsi, le défi des métropoles françaises n’est plus seulement écologique, mais aussi social : comment concilier urgence climatique et cohésion territoriale sans creuser les inégalités ?

Quel est l’objectif principal du plan de piétonnisation lancé par la mairie de Lyon en 2021 ?

Pourquoi les habitants des banlieues parisiennes se sont-ils opposés aux zones à faibles émissions (ZFE) ?

Selon l’enquête de l’ADEME citée dans le texte, quelle condition les Parisiens posent-ils pour accepter l’extension des ZFE ?

Dans un essai publié dans *Le Monde*, l'économiste Clara Mercier analyse les conséquences de la transition numérique sur l'emploi en France. Elle commence par souligner que, contrairement aux craintes initiales, les secteurs traditionnels comme l'agriculture ou l'artisanat résistent mieux à la numérisation que certains services tertiaires. Elle cite l'exemple des boulangeries, dont l'activité reste ancrée localement malgré l'essor des plateformes de vente en ligne. Mercier avance ensuite que le vrai défi réside dans la polarisation du marché du travail : d'un côté, les métiers hautement qualifiés (data scientists, ingénieurs) profitent de la demande croissante, tandis que les emplois peu ou moyennement qualifiés, comme ceux des caissiers ou des agents d'accueil, disparaissent ou se transforment radicalement. Pour étayer son propos, elle s'appuie sur une étude de l'INSEE de 2022, qui révèle que 68 % des emplois détruits entre 2015 et 2020 concernaient des postes nécessitant peu de qualifications. Enfin, elle propose des pistes pour atténuer ces effets : une formation continue obligatoire pour les travailleurs menacés, financée par une taxe sur les entreprises les plus automatisées. Elle conclut en insistant sur la nécessité d'un dialogue social renforcé pour anticiper les mutations plutôt que de les subir. « Sans cette vision proactive, prévient-elle, nous risquons une fracture sociale durable entre les gagnants et les perdants de la révolution numérique. »

Quel secteur économique Mercier cite-t-elle pour illustrer la résistance des métiers traditionnels face à la numérisation ?

D'après l'étude de l'INSEE citée dans le texte, quel type d'emplois a été le plus touché entre 2015 et 2020 ?

Quelle solution Mercier propose-t-elle pour limiter l'impact négatif de la numérisation sur l'emploi ?

Production écrite

Vous participez à un forum en ligne sur le thème : *"Faut-il interdire les voitures thermiques en ville d’ici 2030 ?"*. Rédigez une contribution argumentée (250 mots minimum) dans laquelle vous prenez position de manière nuancée sur cette question. Vous développerez au moins deux arguments solides pour étayer votre point de vue, tout en reconnaissant les limites ou les objections possibles. Votre texte sera structuré (introduction, développement, conclusion) et respectera les codes de la communication écrite (formules d’appel, connecteurs logiques, registres adaptés).

250 mots minimum

0 mots
Voir un exemple de réponse

Chers participants, La question de l’interdiction des voitures thermiques en ville d’ici 2030 divise autant qu’elle interroge. Si l’urgence climatique impose une réduction drastique des émissions de CO₂, une interdiction pure et simple me semble prématurée et mal adaptée aux réalités socio-économiques. D’une part, les alternatives actuelles – véhicules électriques ou transports en commun – ne sont pas encore accessibles à tous. Les zones rurales ou périurbaines, où les transports en commun sont rares, dépendent encore massivement de la voiture individuelle. De plus, le coût élevé des modèles électriques exclut une partie de la population. Une mesure trop brutale risquerait donc de creuser les inégalités sociales. D’autre part, les progrès technologiques pourraient rendre cette interdiction obsolète avant même son application. Les moteurs hybrides rechargeables ou à hydrogène, encore en développement, pourraient offrir des solutions plus réalistes que l’électrique pour certains usages. Plutôt que d’interdire, une approche progressive – comme des zones à faibles émissions étendues – permettrait une transition plus inclusive. En conclusion, une interdiction en 2030 serait une mesure radicale, dont les conséquences sociales et économiques pourraient être sous-estimées. Une politique plus nuancée, combinant incitations fiscales et investissements dans les alternatives, me semble préférable pour garantir une transition juste et efficace. Cordialement, Un citoyen concerné

Auto-évaluation avec la grille officielle. Ce n'est pas une note officielle.

Production orale

Vous avez lu un article intitulé « Les villes vertes, un avenir pour les métropoles ? » qui présente les avantages et les défis de la création de villes vertes. L'article souligne que les villes vertes pourraient résoudre les problèmes de pollution et de surpopulation, mais que leur mise en œuvre nécessite des investissements importants et une planification minutieuse. Vous allez discuter avec un ami qui pense que les villes vertes sont une utopie et que l'argent devrait être investi dans d'autres domaines, comme la santé ou l'éducation. Présentez et défendez votre point de vue sur l'importance de développer les villes vertes.

Voir un exemple de réponse

Pour commencer, je pense que les villes vertes sont une nécessité pour l'avenir de notre planète. En effet, les villes sont responsables d'une grande partie des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution de l'air et de l'eau. Les villes vertes pourraient réduire considérablement ces émissions et améliorer la qualité de vie des habitants. Par exemple, en intégrant des espaces verts, des transports en commun efficaces et des bâtiments éco-énergétiques, les villes vertes pourraient diminuer les niveaux de pollution et de bruit, et offrir des lieux de détente et de loisirs aux habitants. De plus, les villes vertes pourraient également contribuer à la lutte contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en promouvant les énergies renouvelables. Je comprends que les investissements nécessaires pour créer des villes vertes sont importants, mais je pense que les bénéfices à long terme en valent la peine. Les villes vertes pourraient également attirer des entreprises et des investisseurs qui valorisent l'environnement et la durabilité, ce qui pourrait créer des emplois et stimuler l'économie locale. Enfin, je pense que les villes vertes ne sont pas une utopie, mais une réalité qui peut être atteinte avec une planification et des investissements appropriés. Il est important de trouver un équilibre entre les besoins économiques, sociaux et environnementaux pour créer des villes qui soient à la fois durables et prospères.

Auto-évaluation avec la grille officielle. Ce n'est pas une note officielle.