Sujet blanc DELF B2 n°1 — plateforme indépendante
170:00Mode examen : interface en français, 170 min, aucune aide. Sujet blanc original conforme au format DELF B2 — plateforme indépendante, score estimatif.
Compréhension de l'oral
Quel est le principal défi environnemental évoqué par le premier expert ?
Quel est l'aspect supplémentaire que le deuxième intervenant souhaite prendre en compte dans la transition énergétique ?
Quelle est la principale mesure proposée par les experts pour lutter contre les changements climatiques ?
Quel est l'un des principaux défis posés par la révolution numérique selon le document ?
Quel pourcentage des internautes a déjà été victime d'une atteinte à leur vie privée en ligne, selon les études citées ?
Qui doit prendre des mesures pour protéger les données personnelles, selon le document ?
Compréhension des écrits
Dans un essai intitulé *« Le numérique a-t-il tué la poésie ? »* publié sur le site *Le Débat Numérique*, l’auteure, Sophie Marceau (non pas l’actrice), docteure en littérature et enseignante à l’Université de Lyon, défend une thèse audacieuse : la révolution numérique n’a pas seulement transformé les pratiques d’écriture, elle a aussi appauvri notre rapport à la langue et à l’imaginaire poétique. Elle s’appuie sur plusieurs arguments pour étayer sa position. D’abord, elle souligne que les algorithmes des réseaux sociaux, en privilégiant les contenus courts et percutants, « formatent » les esprits à une consommation immédiate de la langue. « Les utilisateurs écrivent désormais des phrases tronquées, des slogans ou des réactions éphémères, souvent dépourvues de nuances », explique-t-elle. Elle cite en exemple l’essor des *threads* Twitter, où chaque intervention se doit d’être concise et percutante, au détriment de la profondeur des idées. Ensuite, Sophie Marceau s’attaque à la standardisation de l’écriture. Selon elle, les correcteurs orthographiques automatiques et les outils de prédiction de texte (comme ceux intégrés aux smartphones) encouragent une uniformité linguistique préoccupante. « On ne voit plus que des fautes corrigées, mais on ne voit plus les audaces, les libertés stylistiques, les jeux de mots qui font la richesse de la poésie », déplore-t-elle. Elle prend pour preuve la disparition progressive des *haïkus* ou des *calligrammes* en ligne, remplacés par des formats standardisés comme les *stories* Instagram ou les *posts* LinkedIn. Enfin, elle évoque un paradoxe : alors que le numérique donne accès à une quantité inouïe de textes poétiques (gratuits, en ligne, traduits en temps réel), il a aussi créé un phénomène de *surcharge cognitive*. « Nous sommes bombardés de poèmes, de citations, de vers enflammés, mais nous n’avons plus le temps – ni parfois la patience – de les lire ou de les savourer », analyse-t-elle. Elle conclut que, paradoxalement, cette abondance a vidé la poésie de sa magie, la réduisant à un simple contenu parmi d’autres, à consommer et à partager en quelques secondes. Pour elle, le retour à une vraie pratique poétique passe nécessairement par un *détox numérique* : écrire à la main, relire des recueils papier, et surtout, accepter que la poésie soit un acte lent, exigeant, et non un produit instantané.
Quel est le principal reproche que Sophie Marceau adresse aux réseaux sociaux dans son texte ?
Selon Sophie Marceau, quel outil numérique est pointé du doigt pour son rôle dans l'uniformisation de l'écriture ?
Quel paradoxe Sophie Marceau relève-t-elle concernant l’accès à la poésie grâce au numérique ?
Dans une société où la précarité des jeunes adultes ne cesse de croître, certains économistes prônent le retour à un modèle de solidarité intergénérationnelle, inspiré des systèmes traditionnels. Pourtant, cette vision idyllique se heurte à une réalité bien plus complexe. Si l’on observe le taux de chômage des 18-29 ans en France, qui atteint près de 20 % selon les dernières statistiques de l’INSEE, il devient difficile de nier l’ampleur du problème. Les aides publiques, bien que nécessaires, sont souvent jugées insuffisantes ou mal adaptées aux besoins réels des jeunes. Par ailleurs, les inégalités territoriales jouent un rôle déterminant : un jeune issu d’un quartier défavorisé a quatre fois moins de chances de trouver un emploi stable qu’un jeune résidant dans une zone urbaine dynamique. Face à ce constat, les collectivités locales tentent de mettre en place des dispositifs ciblés, comme les contrats d’apprentissage renforcés ou les primes à l’embauche pour les PME. Cependant, ces mesures restent limitées par des budgets contraints et une bureaucratie parfois paralysante. Certains défenseurs de l’autonomie individuelle rétorquent que les jeunes doivent avant tout compter sur leurs propres compétences et leur réseau professionnel. Mais comment développer ces ressources quand les opportunités se raréfient et que les stages, souvent non rémunérés, ne font qu’accroître les inégalités ? La question n’est donc pas seulement économique, mais aussi sociale et politique. Faut-il repenser en profondeur notre modèle de société pour intégrer pleinement cette jeunesse en détresse, ou bien continuer à miser sur des solutions palliatives qui ne font que masquer les dysfonctionnements structurels ?
Quel est le principal argument avancé par les économistes mentionnés dans le texte pour justifier le retour à un modèle de solidarité intergénérationnelle ?
Pourquoi les dispositifs locaux comme les primes à l’embauche pour les PME sont-ils limités selon le texte ?
Quel est l’argument principal des défenseurs de l’autonomie individuelle cités dans le texte ?
Production écrite
Vous avez lu un article de presse qui défend l'idée que les villes devraient mettre en place des zones piétonnes dans leurs centres-villes pour réduire la pollution et améliorer la qualité de vie des habitants. Vous êtes en désaccord partiel avec cet article et vous décidez d'écrire une lettre au rédacteur en chef du journal pour exprimer vos réserves. Dans votre lettre, exposez les avantages et les inconvénients d'une telle mesure, en prenant en compte les différents acteurs concernés (commerçants, habitants, visiteurs). Développez une argumentation nuancée pour étayer votre point de vue.
250 mots minimum
Auto-évaluation avec la grille officielle. Ce n'est pas une note officielle.
Production orale
Vous allez participer à un débat en classe sur le thème suivant : **"Les réseaux sociaux renforcent-ils les inégalités sociales ou, au contraire, les atténuent-ils ?"** Un document court vous est fourni pour lancer la discussion : *Document :* Selon une étude récente de l'INSEE, 89 % des cadres utilisent les réseaux sociaux pour leur travail, contre seulement 45 % des employés. Par ailleurs, 72 % des personnes issues de milieux favorisés déclarent que les réseaux sociaux leur ont permis d'accéder à des opportunités professionnelles, contre 28 % des personnes moins favorisées. Ces chiffres soulèvent une question cruciale : les réseaux sociaux creusent-ils les écarts ou offrent-ils une chance aux plus modestes de s'élever socialement ? Vous disposez de 30 minutes pour préparer votre intervention. Vous présenterez d'abord votre point de vue structuré (5 minutes), puis vous participerez au débat en répondant aux arguments des autres participants et en défendant votre position (10 minutes). Document : Selon une étude récente de l'INSEE, 89 % des cadres utilisent les réseaux sociaux pour leur travail, contre seulement 45 % des employés. Par ailleurs, 72 % des personnes issues de milieux favorisés déclarent que les réseaux sociaux leur ont permis d'accéder à des opportunités professionnelles, contre 28 % des personnes moins favorisées. Ces chiffres soulèvent une question cruciale : les réseaux sociaux creusent-ils les écarts ou offrent-ils une chance aux plus modestes de s'élever socialement ?
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