Sujet blanc DELF B2 n°16 — plateforme indépendante
170:00Mode examen : interface en français, 170 min, aucune aide. Sujet blanc original conforme au format DELF B2 — plateforme indépendante, score estimatif.
Compréhension de l'oral
Quel phénomène Marc Duvall désigne-t-il par le terme « individualisme relationnel » ?
Pourquoi Marc Duvall affirme-t-il que les communautés en ligne sont souvent éphémères ?
Quel paradoxe Marc Duvall souligne-t-il concernant les réseaux sociaux ?
Quel est l'argument principal de Claire Martin concernant l'impact des réseaux sociaux sur la démocratie ?
Que critique Claire Martin à propos de l'engagement citoyen en ligne ?
Pourquoi Claire Martin compare-t-elle les discours politiques actuels aux influenceurs climatiques ?
Compréhension des écrits
Depuis quelques années, le débat sur l’automatisation des métiers intellectuels divise les observateurs. Certains y voient une révolution inéluctable, capable d’accroître la productivité et de libérer l’humain des tâches répétitives, tandis que d’autres craignent une déshumanisation du travail et une concentration des richesses entre les mains d’une poignée de propriétaires de technologies. Les partisans de l’IA, comme la sociologue Clara Dubois, soutiennent que cette technologie pourrait résoudre des crises majeures, à condition d’être encadrée par des politiques publiques ambitieuses. « L’intelligence artificielle n’est ni bonne ni mauvaise en soi, explique-t-elle dans une tribune du *Monde*. Tout dépend des choix sociétaux que nous ferons pour la réguler. » À l’inverse, l’économiste Marc Leblanc, du *Centre de recherches économiques*, met en garde contre les risques d’une automatisation mal maîtrisée : « Si nous laissons les algorithmes décider des orientations stratégiques de nos entreprises ou de nos institutions, nous risquons de perdre en souveraineté. Qui sera responsable d’une décision prise par une machine ? » Entre ces deux visions, les citoyens semblent partagés. Une récente enquête de l’INSEE révèle que 62 % des Français interrogés estiment que l’IA pourrait supprimer plus d’emplois qu’elle n’en créera d’ici 2030, tandis que 28 % y voient une opportunité majeure pour le marché du travail. Face à cette incertitude, les pouvoirs publics tentent de se positionner. La loi européenne sur l’IA, adoptée en 2024, classe les systèmes d’intelligence artificielle en fonction de leur niveau de risque et impose des obligations strictes aux développeurs. Pourtant, des voix s’élèvent pour dénoncer le manque de transparence des algorithmes utilisés dans le secteur public. « Comment garantir le droit à l’explication lorsque les décisions sont prises par des boîtes noires ? », interroge l’avocat spécialisé en droit numérique, Thomas Moreau. Le défi de l’automatisation soulève donc des questions bien plus larges que celles de l’emploi : elle interroge notre rapport à la démocratie, à la responsabilité et à l’éthique. Et si la véritable révolution n’était pas technologique, mais politique ?
Quel est l’argument principal avancé par Clara Dubois pour défendre l’intelligence artificielle ?
Selon Marc Leblanc, quel est le principal risque associé à une automatisation mal maîtrisée ?
Quelle mesure législative récente est mentionnée dans le texte pour réguler l’IA en Europe ?
Dans un essai intitulé *Les écrans, nouveaux opiums du peuple ?*, la sociologue Claire Martin analyse les effets des technologies numériques sur les jeunes générations. Selon elle, les écrans ne sont pas seulement des outils de distraction, mais bien des instruments de contrôle social et économique. "Le temps passé devant les écrans n’est pas neutre : il est capté par des algorithmes conçus pour maximiser notre engagement, aussi bien pour vendre des produits que pour façonner nos opinions", explique-t-elle. L’auteure cite une étude de l’INSEE selon laquelle 80 % des adolescents passent plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux, un phénomène qui, selon elle, réduit leur capacité à se concentrer sur des activités intellectuelles prolongées. Elle compare cette situation à l’opium du XIXe siècle, qui endormait les masses et les éloignait de la réflexion critique. Claire Martin souligne également que les plateformes numériques exploitent les données personnelles des utilisateurs pour créer des profils psychologiques précis, permettant une manipulation ciblée de leurs comportements. Enfin, elle appelle à une régulation plus stricte des algorithmes, sans pour autant prôner un rejet total des technologies. "Il ne s’agit pas de diaboliser les écrans, mais de reprendre le contrôle sur leur usage", conclut-elle. L’article a été publié dans la revue *Le Débat Sociologique* en mars 2023.
Quel est le point central de la thèse de Claire Martin dans cet article ?
Que révèle l'étude de l'INSEE citée dans l'article concernant l'usage des écrans par les adolescents ?
Quel parallèle Claire Martin établit-elle avec l'opium du XIXe siècle ?
Production écrite
Vous avez lu un article de presse sur la généralisation des transports en commun électriques dans les villes françaises. L'auteur est plutôt sceptique quant à la faisabilité et à l'efficacité de cette mesure. En tant que membre d'une association de défense de l'environnement, vous avez décidé de répondre à cet article en rédigeant une lettre au rédacteur en chef du journal. Développez une argumentation nuancée, en présentant les avantages et les inconvénients potentiels de cette généralisation.
250 mots minimum
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Production orale
Vous allez participer à un débat organisé par votre association étudiante sur le thème : *« Les réseaux sociaux renforcent-ils les inégalités sociales en France ? »* **Document déclencheur :** Un extrait d’un rapport de l’INSEE (2023) révèle que 82 % des cadres utilisent LinkedIn contre seulement 31 % des ouvriers, et que 65 % des 18-24 ans détiennent un compte Instagram contre 22 % des plus de 60 ans. Par ailleurs, une étude de l’ARCEP montre que 28 % des Français n’ont pas accès à une connexion internet haut débit chez eux, creusant davantage la fracture numérique. **Consigne :** Préparez un discours de 5 à 7 minutes pour présenter votre point de vue sur cette question. Vous devrez : 1. Analyser les arguments pour et contre l’idée que les réseaux sociaux renforcent les inégalités sociales. 2. Donner des exemples concrets tirés de votre expérience ou de l’actualité française. 3. Proposer des solutions pour limiter ces inégalités. 4. Répondre aux objections possibles de vos adversaires lors du débat. **Durée totale :** 15 minutes (5 min de présentation + 10 min de débat). Préparez des notes pour structurer votre intervention, mais ne rédigez pas un texte à lire. Utilisez des connecteurs logiques et un registre adapté au niveau B2 (expression claire, vocabulaire précis, structures variées).
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