Sujet blanc DELF B2 n°24 — plateforme indépendante
170:00Mode examen : interface en français, 170 min, aucune aide. Sujet blanc original conforme au format DELF B2 — plateforme indépendante, score estimatif.
Compréhension de l'oral
Quel chiffre Clara Martin cite-t-elle pour illustrer le coût économique des embouteillages en France ?
Pourquoi Pierre Dubois s'oppose-t-il à l'interdiction des voitures dans les centres-villes ?
Quel argument Leila Benali utilise-t-elle pour contrer l'idée que les alternatives à la voiture ne sont pas accessibles ?
Quel est le principal reproche que Sophie Martin fait à l'art contemporain selon ce débat ?
Pourquoi Sophie Martin cite-t-elle Banksy comme exemple dans son argumentation ?
Que sous-entend Sophie Martin en disant que l'art contemporain est devenu un « business » ?
Compréhension des écrits
Dans un essai publié en 2023, la philosophe Claire Duvall analyse les effets paradoxaux des réseaux sociaux sur notre rapport au temps. Elle y développe l'idée que ces plateformes, loin de nous libérer des contraintes temporelles, les ont au contraire exacerbées. Selon elle, l'instantanéité de la communication et la surcharge d'informations ont transformé notre perception du temps en une succession d'instants éphémères et déconnectés les uns des autres. « Nous ne vivons plus dans le temps, mais dans une accumulation de présent perpétuel », écrit-elle. L'auteure montre comment cette fragmentation temporelle affecte notre capacité à nous projeter dans l'avenir ou à réfléchir sur le passé. Elle cite en exemple l'usage des stories sur les réseaux sociaux, qui privilégient des contenus éphémères et favorisent une consommation compulsive de l'instant. Enfin, Duvall appelle à une « résistance temporelle » en proposant des pratiques comme la déconnexion régulière ou la relecture attentive des messages, afin de retrouver une relation plus apaisée avec le temps.
Quel est le paradoxe principal que Claire Duvall identifie dans son essai concernant les réseaux sociaux ?
Pourquoi Claire Duvall considère-t-elle que les stories des réseaux sociaux illustrent la fragmentation du temps ?
Quelle solution Claire Duvall propose-t-elle pour lutter contre cette fragmentation temporelle ?
Depuis plusieurs décennies, les métropoles françaises se transforment radicalement sous l’effet de la densification urbaine et des politiques de développement durable. Pourtant, cette mutation soulève un paradoxe : alors que les centres-villes deviennent plus verts et mieux desservis par les transports en commun, les périphéries, souvent reléguées aux marges des décisions politiques, subissent un phénomène de désinvestissement croissant. Ce déséquilibre interroge la notion même de ville durable. En effet, comme le souligne le géographe Éric Charmes dans son essai *La Ville éclatée* (2021), les politiques publiques ont trop longtemps privilégié une approche centralisée, ignorant les besoins spécifiques des territoires périurbains. Ces derniers, caractérisés par une dépendance accrue à la voiture, des services publics réduits et une précarité économique croissante, voient leur attractivité diminuer, malgré leur rôle clé dans l’équilibre territorial. Les habitants de ces zones, souvent stigmatisés comme des « automobilistes égoïstes » ou des « ruraux attardés », sont en réalité les premières victimes d’un système qui a failli à les intégrer. Pourtant, des solutions existent : le développement des mobilités douces en périphérie, la revitalisation des commerces de proximité ou encore la création de pôles d’emplois décentralisés pourraient inverser cette tendance. Mais ces initiatives restent marginales, faute de moyens financiers et d’une volonté politique claire. La question n’est donc plus seulement technique ou économique, mais bien éthique : une ville durable ne peut être durable que si elle est solidaire, c’est-à-dire inclusive pour tous ses territoires et tous ses habitants, qu’ils vivent en hypercentre ou en zone périurbaine désertée.
Quel paradoxe est soulevé dans le texte concernant les métropoles françaises ?
Quel exemple de solution est mentionné pour améliorer la situation des périphéries ?
Pourquoi les habitants des périphéries sont-ils qualifiés de « victimes d’un système » dans le texte ?
Production écrite
Vous avez lu un article de presse concernant l'impact environnemental des transports en commun dans les grandes villes. L'auteur défend l'idée que les transports en commun doivent être gratuits pour réduire la pollution. Vous êtes invité à participer à un débat en ligne sur le sujet. Rédigez une contribution argumentée dans laquelle vous exprimez votre point de vue sur cette question, en prenant en compte les avantages et les inconvénients potentiels d'une telle mesure.
250 mots minimum
Auto-évaluation avec la grille officielle. Ce n'est pas une note officielle.
Production orale
Vous allez participer à un débat en classe sur le thème suivant : **Faut-il rendre le vote obligatoire en France pour tous les citoyens ?** Document déclencheur : Extrait d’un éditorial du journal *Le Monde* (2023) : *« En 2022, l’abstention a atteint 53,7 % au second tour des législatives, un record historique. Face à ce désengagement croissant, certains plaident pour un vote obligatoire, comme en Belgique ou en Australie. Pour ses partisans, cela renforcerait la légitimité des élus et luttrait contre l’abstentionnisme. Ses détracteurs y voient une atteinte aux libertés individuelles et une mesure inefficace, car le vote forcé ne garantit pas un choix éclairé. Le débat reste vif : et si l’obligation était la solution ? »* **Consigne** : Présentez votre point de vue sur cette question en vous appuyant sur des arguments structurés. Vous devrez : - Introduire le sujet et prendre position clairement (pour ou contre le vote obligatoire). - Présenter au moins deux arguments solides avec des exemples concrets (français ou internationaux). - Répondre à une objection possible de l’auditoire. - Conclure en proposant une alternative ou en ouvrant sur une piste de réflexion. Durée : 5 minutes (préparation : 30 minutes, passage : 5 minutes).
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